La salope du village

INFOS SPECTACLE
ConceptionPierrick De Luca

Jeu & écriture Pierrick De Luca & Zoé Kovacs       
Dramaturgie & regards extérieurs Sarah Testa, Pauline Mourreau et Zoé Kovacs
Création lumières Raphaël Simmons

Régie générale Julien Vernay

Production, diffusion & administrationWirikuta ASBL

Autour du projet (regards extérieurs, aide à la scénographie, dramaturgie)Romain David (Raoul collectif), Elena Doratiotto (La station), Yaël Steinmann, Anja Tillberg et Anne Sophie Sterck (Nimis groupe), Valentine Gérard, Marion Lory, Pauline Moureau…

Avec le soutien deFactory Asbl, Théâtre les Doms, Festival Lookin’out, le Bamp, Shanti shanti asbl

Remerciements Sarah Testa, Laurence Baeke, Pierre Clément, Aurélie Curti Mindji, Romain David, Nathalie De Backer, Elena Doratiotto, Valentine Gérard, Mélanie Godin et toute l’équipe de la maison poème, Guillaine Goosse, Josselin Jamet, Guila Kovacs, Myriam Leroy, Véronique Leroy et toute l’équipe de Factory, Raven Ruëll, Marion Lory, Adrien Medy, Cathy Min Jung, Pauline Moureau, Phil, Raphael Simmons, Lol Piret, Céline Pourveur, Delphine Roy, Yaël Steinmann, Anne Sophie Sterck, Beata Szparagowska, Emilia Tillberg, Anja Tillberg, Christel Vanderstappen, Astrid Van Impe, Thomas Venegoni.

Combien de mères n’ont-elles pas déjà suggéré à leur fille de rallonger leur jupe pour ne pas paraître vulgaire ? Au fond, qui n’a jamais regardé d’un mauvais œil cette fille qui drague ouvertement les mecs en soirée ?

Avons-nous un besoin compulsif, si profond, si archaïque et intergénérationnel, qu’il faille à tout prix le soulager en crachant sur quelqu’un ?

Et si tel est le cas, en quoi la femme dite “salope” représente la cible parfaite ? Que cherche-t-on à punir absolument chez cette fille “trop” sexualisée ?

J’ai grandi là où une fille qui aurait l’audace de montrer le moindre signe de désir sexuel est une salope. J’ai pourtant grandi entouré de gens «dits» biens, ouverts et tolérants. Ce paradoxe, c’est un constat que j’observe encore aujourd’hui. Il est l’objet de ma recherche et retient toute mon attention.

Si je dois ici décrire mon intention, je dirais avant tout que j’avais une envie assez naïve mais néanmoins sincère que vous nous aidiez. Qu’au fond, ensemble, on pourrait trouver. Ou bien alors j’avais juste envie qu’on vous raconte ça, cette histoire-là. Qu’à partir de l’idée de La Salope du Village, une fiction se construise, un récit s’invente de toute pièce pour pouvoir observer de plus près ce qui nous attire et nous rebute.

Zoé et moi ne sommes pas des enquêteur.ices, et pourtant, on a l’impression qu’on est pas si loin d’une enquête… Disons qu’on enquête sur un mystère, parce que oui, il y à un mystère: Dans un village, six femmes et un jeune homme ont disparu… Et une chose est sûre, ces personnes dérangeaient le village… Il fallait qu’elles disparaissent.

Les questions que soulèvent l’affaire, surgissent, se tissent au fur et à mesure et font apparaître le village comme une métaphore qui peut résonner plus largement.

Que s’est il passé ? Quel rôle jouent les autres villageois dans leur disparition ? Dans leurs relations ? Quel rôle jouons nous, Zoé et moi, dans cette histoire ? Est-ce qu’on invente cette histoire ?

Vous prévenir aussi que nous n’allons pas parler que de choses belles ou faciles. Si vous étiez devant nous, on vous servirait un petit verre de porto. Vous en feriez ce que vous voulez… C’est juste une proposition pour se détendre ensemble… Prendre un apéritif ensemble.

Ps : Au fait, à propos de cette fille dite salope du village, comprenez-nous bien : nous ne cherchons pas à expliquer pourquoi elle en est arrivée à arborer cette allure sexualisée. Nous voudrions surtout questionner, avec le public, ces milliers d’yeux qui sont offensés à sa vue.

Photos du spectacle

Revue de presse